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À la loupe
Werner Moron
7 Rue de l'Official
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Cloakroom
Charlotte Delval
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Biospheric City
Xavier Mary
25 Rue Saint Paul
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This Is Not a Theory
Giuseppe Arnone
40 Rue Hors-Château
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Barbaro after the hunt
Andréa Le Guellec
56 Rue Saint-Gilles
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Nos lieux de bonheur
Benjamin Hollebeke
141 Féronstrée
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Entre Deux
Adrien Milon
31b Rue de la Cathédrale
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Your Parcel Is Coming
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5 Rue Saint-Michel
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Marcher, cueillir, jardiner, teindre
Benjamin Huynh
32 Rue de la Madeleine
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À nos jours heureux
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One Loft Race — Pigeon Paradise
Lucas Castel
20 Rue de la Sirène
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Les envahisseurs
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Vous êtes toustes flou·e·s
Marcelle Germaine
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Le jeu d’un destin
Mikaïl Koçak
52 En Neuvice
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Rue Monrose, 62 : La chambre L’enfant Le train
Paul Gérard
180 Rue Saint-Gilles
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Peek
Raphaël Meng WU
75 Rue Hors-Château
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Un buisson de clés (Sleutelbos)
Amber Roucourt
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Brownfields
Cesare Botti
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Never Finished
Dirk Bours
84 Féronstrée
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Empty Reflections
Jason Slabbynck
21 Pont d'Île
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On « Sexy Magico »
Louis Gahide
7 Rue Lambert Lombard
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Opalima Kupina : Liège episode A Stop Pavilion: On the Soft Underbelly of Europe.
Nikolay Karabinovych
1 Féronstrée
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Sans titre
Reza Kianpour
14 Rue de la Populaire
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Angle Mort
VIVONS CACHÉ·ES
31a Rue de la Cathédrale
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Haya al salat, haya ala falah*
Sarah Van Melick
4 Rue de la Cathédrale
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SANS TITRE
#1
Charles-Henry Sommelette
Commissaire: Yoko Uhoda
17Îlot Saint-Michel
Plus subversif qu’il n’en a l’air. Banal ou trivial, voilà deux adjectifs qui pourraient être associés aux sentiers balisés, sous-bois, haies et autres coins de jardins qu’affectionne Charles-Henry Sommelette. Il est indéniable que le peintre s’inspire des choses ordinaires de son milieu le plus immédiat (au point d’être un des seuls à les avoir représentés). Ces sujets de prédilections ne sont pas forcément beaux, fascinants, insolites ou pittoresques (étymologiquement : qui mérite d’être peint). Seulement, la maîtrise technique dont il fait preuve dans leur représentation, l’originalité du point de vue qu’il adopte, l’équilibre de la composition font de ces lieux les plus anodins – quiconque les parcourrait, les effacerait aussi rapidement de sa mémoire – des sujets à part entière. C’est là, le tour de force de Charles-Henry que de parvenir à transformer l’insipide en beauté artistique. Certains analystes comme le philosophe Jean Baudrillard qui reprochaient à l’art contemporain de s’approprier la banalité, le déchet et la médiocrité pour ne rien parvenir à en faire de mieux et d’annihiler toute possibilité d’illusion et d’imaginaire seraient bien obligés de se dédire en observant les travaux de Charles-Henry Sommelette. À partir de non-lieux, vides de toute présence humaine, il parvient à emballer l’imagination, participe à réinventer le genre paysager en peinture et remet au goût du jour la belle manière sans tomber dans la banalité ou la trivialité.